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La santé
Pendant de longues années le débat public sur le thème « Santé et Laïcité » a semblé se circonscrire au problème suivant : les parents peuvent-ils refuser une transfusion sanguine nécessaire à la survie, ou simplement à la santé, de leur enfant ? La question de l’accès aux soins semblait se réduire à la gestion des conséquences en matière de santé publique de pratiques ou d’attachements sectaires. La loi n° 2002-303 du 04 mars 2002 et les articles R 1110-1 à R 1113-8 du Code de la santé publique sont venus inscrire la question dans le cadre plus général des droits et obligations du malade, notamment dans l’espace hospitalier. Il n’est pas sans intérêt de rappeler, dans une perspective historique que l’univers hospitalier a, longtemps, fonctionné sur une logique faisant appel au concept, religieusement marqué , de charité. Ceci explique la présence, jusqu’à une date relativement récente, de personnels soignants féminins issus de congrégations religieuses En 2003, lors des travaux de la Commission de réflexion sur l’application du principe de laïcité, dite Commission Stasi, une série de questions relatives à la laïcité dans le cadre de l’hôpital est apparue sur la scène médiatique. Des polémiques ont été nourries par des faits divers. Une circulaire de 2005 a finalement pris en compte tous ces éléments pour rappeler quelques principes et donner quelques directives simples. Les relations entre santé et laïcité dépassent le cadre de l’hôpital. Elle surgissent d’abord dans le cadre familial où les enfants sont à la fois soumis à l’autorité parentale et protégés par l’Etat dans leurs droits les plus élémentaires. Des prescriptions comme celles de la virginité des femmes lors du mariage ouvrent des ques tions : s’agit-il d’un accord mutuel ? En mai 2008 le Tribunal de grande instance de Lille a annulé un mariage "pour erreur sur les qualités essentielles" de la conjointe car celle-ci avait menti sur sa virginité (en référence à l’article 180 du code civil). Dans les mondes scolaire et associatif, les divers interdits religieux pouvant avoir des conséquences sur la santé des mineurs doivent être gérés dans l’intérêt de ceux-ci. Dans la cité
Dans la famille
Dans les établissements scolaires et universitaires
Dans les associations ou les centres sociaux, les accueils de loisirs ou de séjours de vacances et les centres de formation
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