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La mixité et le sexisme
La question de la mixité est apparue dans les années soixante. Jusqu’alors, à de rares exceptions près, les établissements scolaires n’étaient pas mixtes. Les écoles et les lycées publics de filles étaient d’ailleurs régis par une morale très stricte pour ne pas prêter le flan aux critiques cléricales contre le laxisme de l’Ecole publique. Les associations confessionnelles étaient distinctes pour les garçons et les filles. Même les associations laïques, prônant pourtant que la communauté humaine primait sur les différences sexuelles, organisaient la plupart du temps des activités séparées pour les garçons et les filles. Progressivement, la mixité est apparue comme une exigence de réussite éducative et la norme évidente du fonctionnement social. Or, depuis quelque temps, cette idée est remise en cause, tant pour les établissements scolaires que pour les activités culturelles et sportives dans la cité. A des pressions religieuses, s’ajoute l’argument de protéger les filles contre les agressions de certains garçons. Ces derniers, ayant de moins bons résultats scolaires que les filles compenseraient leurs carences par une affirmation agressive de leur virilité. Par ailleurs, les évolutions technologiques ont considérablement réduit les métiers réservés à la force physique à un moment où les garçons sortent du système scolaire plus tôt que les filles. Ces phénomènes, ajoutés à d’autres considérations sociales font qu’indéniablement des actes de violence se développent au sein des établissements scolaires et dans la cité et nécessitent des réponses appropriées. Le 9 avril 2008, dans le cadre du projet de loi "Lutte contre les discriminations", le Sénat a adopté un article autorisant l’organisation d’enseignements non mixtes à l’école. Le sexisme, discrimination en fonction du genre masculin ou féminin, qu’on croyait avoir réduit, en particulier grâce à l’action des mouvements féministes, reste une réalité quotidienne. Les violences faites aux filles, et aux femmes, en sont l’expression la plus exacerbée. Le sexisme et les violences de ce type, doivent être mieux combattus. L’éducation joue un rôle décisif dans cette lutte. Dans la cité
Dans les établissements scolaires et universitaires
Dans les associations ou les centres sociaux, les accueils de loisirs ou de séjours de vacances et les centres de formation
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