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La diversité et les dérives communautaristes
Des mouvements de populations d’origines culturelles diverses contribuent depuis des siècles à la construction de la France. Si aujourd’hui les différentes populations qui composent le pays cohabitent plutôt paisiblement sur le territoire, elles coexistent sans forcément se connaître ni se reconnaître, pouvant parfois se refermer sur elles-mêmes et s’exclure mutuellement. Dans le même temps, les individus et notamment les jeunes, issus de ces populations, ont la sensation d’un manque de respect et de reconnaissance de leur histoire alors même que beaucoup d’entre eux la méconnaissent souvent. Le mot « communauté » est employé couramment, mais avec des significations différentes, servant souvent à désigner de manière négative certains groupes. D’un point de vue sociologique, la communauté est un groupe particulièrement intégré par son mode de vie, ses références identitaires, son organisation tant économique et sociale que politique. Il faut distinguer les communautés territoriales et les communautés transversales. Les premières sont celles qui sont plus ou moins rattachées à un territoire, même si leurs membres ont quitté ce territoire d’origine en raison de l’immigration ou de la mobilité. Les communautés transversales sont celles qui divisent la population nationale pour se regrouper sur des bases affinitaires quelles soient d’ordre religieux, philosophique, politique, culturelle, sexuelle ... Ce terme est aussi utilisé dans le cadre sociétal. Par exemple, la « communauté scolaire » désigne celles et ceux qui appartiennent de fait au collectif que représente l’institution scolaire. Le « travail social communautaire » est aujourd’hui revendiqué par les professionnels sociaux agissant notamment en terrains difficiles afin de créer les conditions d’une responsabilité partagée sur un territoire donné entre les différents acteurs incluant les personnes bénéficiaires. Le « communautarisme » désigne l’hypothèse où la conduite politique d’un État s’appuierait sur la reconnaissance de ces communautés en leur accordant des droits spécifiques collectifs et en faisant en sorte de faire régler les difficultés de la communauté par la communauté elle-même. Dans une démocratie, diverses solutions sont possibles. On peut reconnaître des communautés en leur accordant un statut collectif propre, ainsi les communautés linguistiques en Belgique ou les minorités dans un grand nombre d’États en Europe. On peut seulement accepter leur existence sociale sans que des droits spécifiques leur soient reconnus, c’est le cas en France où l’on peut parler de communauté juive ou de communauté « pied-noirs » ou « harkie ». La France n’est pas « communautariste » au sens où, comme l’indique Dominique Schnapper, dans « La communauté des citoyens », la seule communauté juridiquement admise est celle des citoyens, les groupes n’ayant d’existence que pratique mais sans reconnaissance de droits. Ainsi, même les droits particuliers pour des populations données ne concernent que les individus, jamais le groupe comme collectif. C’est sur ces bases qu’il convient de s’interroger sur la place que l’on accorde au groupe dans la construction identitaire et culturelle de l’individu. Dans la cité
Dans les établissements scolaires et universitaires
Dans les associations ou les centres sociaux, les accueils de loisirs ou de séjours de vacances et les centres de formation
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